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07 Nov

L'anglais dès 3 ans c'est bien ....avec un enseignement de qualité ,c'est mieux .!

Publié par FIRSTEP EN ANGLAIS

Il s'agit bien de l'un des principaux débats qui agite l'Education Nationale depuis le mois de Janvier dernier : pour ou contre l'apprentissage de l'anglais dès l'âge de 3 ans ? Depuis que Luc Chatel a annoncé cette mesure , les avis ont divergé.On est en droit de s'interroger (voire de s'inquiéter) quant aux carences dans l'enseignement de l'anglais.Voici quelques extraits d'un article paru dans Le Figaro en janvier dernier.

 

« Peut-on apprendre l'anglais à l'école maternelle? L'annonce du ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, qui entend élargir l'apprentissage de la langue de Shakespeare aux élèves dès l'âge de 3 ans, laisse perplexes les spécialistes (…)

S'il est favorable à l'idée «d'habituer l'oreille des enfants à d'autres sons, car leur cerveau est bien plus performant que celui d'un adolescent», il ne faut pas, selon lui, «commencer l'apprentissage d'une langue étrangère avant de savoir lire et écrire, c'est-à-dire vers l'âge de 6 ou 7 ans». Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp, le premier syndicat du primaire, n'est pas forcément hostile à une telle idée. «On peut imaginer de la sensibilisation aux langues étrangères sous la forme de comptines ou de jeux, par exempleIl réfute en revanche de façon «catégorique» la possibilité de remplacer les professeurs par de l'enseignement à distance, via Internet ou la vidéo, comme le propose Luc Chatel. «Les écrans sont des outils très utiles, mais il est impensable qu'ils remplacent les enseignants.»

C'est pourtant bien du côté de la formation des enseignants que le bât blesse. Depuis une dizaine d'années, les professeurs des écoles primaires sont censés enseigner une langue étrangère du CE1 au CM2. Le concours de recrutement comporte d'ailleurs une épreuve de langue depuis 2006. Reste que les plus âgés n'ont pas bénéficié de cet apprentissage et que les plus jeunes ne sont pas toujours à l'aise, notamment à l'oral, faute d'une formation suffisante, non seulement disciplinaire, mais aussi pédagogique. Il n'est pas rare que certains d'entre eux aient bénéficié d'à peine neuf heures de formation.

Certains ont dans le passé réussi des certifications, «dispensées plutôt légèrement par l'administration», explique Michel Morel. Car elles permettent au ministère de limiter l'embauche des «rustines », ces intervenants extérieurs en langues ou ces professeurs du secondaire, venus pallier l'insuffisance des professeurs de primaire. Dans les filières de sciences humaines dont ils sont issus pour la plupart, les enseignants n'ont en effet le plus souvent étudié l'anglais qu'à l'écrit, via des traductions, par exemple. Certains n'en ont même pas fait du tout depuis le baccalauréat. «Je connais la grammaire anglaise, mais je suis bien incapable de parler en anglais, explique Justine, professeur des écoles à Nice, j'aurai trop peur de faire des fautes de prononciation, d'accent, etc.» Cette dernière a donc décidé de faire l'impasse sur les cours de langue de sa classe de CE2. Elle se contente de «passer quelques chansons en anglais».

Pourtant, selon les programmes scolaires, les élèves de primaire doivent bénéficier d'une heure et demie par semaine de langue. Dans les faits, il s'agit plutôt d'une heure.(…) . »

 

Extrait de l’article « Le casse-tête de l’anglais en maternelle » de Marie-Estelle Pech paru dans Le Figaro du 26/01/11

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